Blavatsky H.P. - Reponse aux Fausses conceptions de M. lAbbe Roca Relatives a mes Observations sur lEsoterisme Chretien: Difference between revisions

m
no edit summary
mNo edit summary
Line 8: Line 8:
  | previous    = Blavatsky H.P. - Controversy between H. P. Blavatsky and the Abbé Roca (CHPBAR): Reply to Madame Blavatsky’s observations on Christian Esotericism (Abbé Roca)—February, 1888
  | previous    = Blavatsky H.P. - Controversy between H. P. Blavatsky and the Abbé Roca (CHPBAR): Reply to Madame Blavatsky’s observations on Christian Esotericism (Abbé Roca)—February, 1888
  | next        = Blavatsky H.P. - Reply to the mistaken conceptions of the Abbé Roca concerning my observations on Christian Esotericism
  | next        = Blavatsky H.P. - Reply to the mistaken conceptions of the Abbé Roca concerning my observations on Christian Esotericism
  | alternatives = [https://www.katinkahesselink.net/blavatsky/articles/v9/y1888_032.htm KH]
  | alternatives =  
  | translations = [[:t-ru-lib:Блаватская_Е.П._-_Ответ_на_неверное_истолкование_аббатом_Рока_моих_замечаний_о_христианском_эзотеризме|Russian]]
  | translations = [[:t-ru-lib:Блаватская_Е.П._-_Ответ_на_неверное_истолкование_аббатом_Рока_моих_замечаний_о_христианском_эзотеризме|Russian]]
}}
}}
Line 15: Line 15:


{{Style P-Title|RÉPONSE AUX FAUSSES CONCEPTIONS DE M. L’ABBÉ ROCA RELATIVES À MES OBSERVATIONS SUR L’ÉSOTÉRISME CHRÉTIEN}}
{{Style P-Title|RÉPONSE AUX FAUSSES CONCEPTIONS DE M. L’ABBÉ ROCA RELATIVES À MES OBSERVATIONS SUR L’ÉSOTÉRISME CHRÉTIEN}}
{{Vertical space|}}


<center>[Le Lotus, Paris, Vol. II, No. 13, avril 1888, pp. 3-19]</center>
{{HPB-CW-comment|view=center|[''Le Lotus'', Paris, Vol. II, No. 13, avril 1888, pp. 3-19]}}
{{Vertical space|}}
{{Vertical space|}}


Monsieur l’abbé parle, dans Le Lotus du mois de février d’une «bourrade» qu’il aurait reçue de moi.<ref>Voir «Notes sur ‘l’Esotérisme du Dogme Chrétien’ de M. l’abbé Roca» dans le numéro de décembre 1887 du Lotus, page 160 (N. de la D.).</ref> En même temps, avec une mansuétude, je ne dirai pas chrétienne,—car les chrétiens ne sont ni humbles ni doux dans leurs polémiques—mais toute bouddhiste, mon interlocuteur me fait savoir qu’il ne m’en veut nullement. Au contraire, dit-il, il me sait gré «de la rondeur de mes manières et de la haute franchise de mon verbe», effets tout naturels de ma «désinvolture d’amazone».
Monsieur l’abbé parle, dans ''Le Lotus'' du mois de février d’une «bourrade» qu’il aurait reçue de moi.<ref>Voir «Notes sur ‘l’Esotérisme du Dogme Chrétien’ de M. l’abbé Roca» dans le numéro de décembre 1887 du ''Lotus'', page 160 (N. de la D.).</ref> En même temps, avec une mansuétude, je ne dirai pas chrétienne,—car les chrétiens ne sont ni humbles ni doux dans leurs polémiques—mais toute bouddhiste, mon interlocuteur me fait savoir qu’il ne m’en veut nullement. Au contraire, dit-il, il me sait gré «de la rondeur de mes manières et de la haute franchise de mon verbe», effets tout naturels de ma «désinvolture d’amazone».
 
Un esprit plus chicanier que le mien pourrait trouver là quelque chose à dire. Il ferait remarquer, par exemple, que cette surabondance d’adjectifs et d’épithètes personnelles, dans une réponse à des observations sur un sujet aussi abstrait que la métaphysique religieuse, dénote tout le contraire de la satisfaction. Mais les théosophes sont peu gâtés par leurs critiques et, moi la première, j’ai souvent reçu des compliments plus mal tournés que ceux que me prodigue M. l’abbé Roca. J’aurais donc tort de ne pas apprécier sa courtoisie, d'autant plus que, dans sa touchante sollicitude à s’occuper de ma personne, à rendre justice à ma «virile intelligence» et à ma «mâle vigueur», Monsieur l’abbé a relégué le Christ théologique au second plan et ne souffle mot du Christ ésotérique.
 
Or, comme je n’ai rien à faire du premier, et que je nie in toto le Christ inventé par l’Église, en même temps que toutes les doctrines, toutes les interprétations et tous les {{Page aside|195}}dogmes, anciens et modernes, concernant ce personnage, je commence par déclarer que la Réponse de M. l’abbé à mes «Notes sur l’Ésotérisme du Dogme Chrétien» n’est pas une réponse du tout. Je ne trouve pas, dans toute sa volumineuse lettre, une seule phrase qui contredise sérieusement mes objections, en les réfutant logiquement et scientifiquement. La foi—et surtout la foi aveugle —ne saurait être «critiquement discutée»; en tous cas, elle ne peut jamais être «scientifiquement établie», quand bien même le lecteur chrétien se contenterait d’une semblable casuistique. Mon interlocuteur m’en veut même pour avoir «déployé» ce qu’il lui plait d’appeler «tant d’érudition». Cela se conçoit. Contre des arguments historiques et valides il ne peut m’objecter comme preuves «expérimentales» qu’un seul fait: Jésus-Christ dans son âme, lui disant tous les jours «qu’il est le Maître Unique et le seul vrai docteur». Faible preuve, celle-là, devant la science, la loi et même le sens commun d’un incroyant!


Il est certain que le fàmeux paradoxe de Tertullien: «Credo quia ebsurdum et impossibile est»,<ref>{{HPB-CW-comment|[This is the often misquoted sentence from Tertullian’s Carne Christi, chap. v, which runs: «Certum est quia impossibile est», it is certain because it is impossible.—Compiler.]}}</ref> n’a rien à voir dans une discussion de ce genre. Je croyais m’adresser au mystique érudit, à M. l’abbé Roca socialiste et libéral, et je ne me serais dérangée que pour un curé, un fidei defensor! M. l’abbé Roca s’en tire en disant: «Je connais assez le Bouddhisme pour la [moi] comprendre sur-lechamp; elle ne connait pas assez le Christianisme pour me saisir du premier coup». Désolée de le contredire! mais la vérité avant tout. Monsieur l’abbé s’illusionne en croyant connaître le bouddhisme: il est aisé de voir qu’il ne le connait pas même exotériquement, non plus que l’hindouisme, même populaire. Autrement, est-ce qu’il aurait jamais placé Krishna, comme il le fait page 259, au nombre des Bouddhas; ou encore, aurait-il confondu le nom d’un personnage historique, le prince Gautama, {{Page aside|196}}avec ses titres mystiques, les énumérant comme autant de Bouddhas!
Un esprit plus chicanier que le mien pourrait trouver là quelque chose à dire. Il ferait remarquer, par exemple, que cette surabondance d’adjectifs et d’épithètes personnelles, dans une réponse à des observations sur un sujet aussi abstrait que la métaphysique religieuse, dénote tout le contraire de la satisfaction. Mais les théosophes sont peu gâtés par leurs critiques et, moi la première, j’ai souvent reçu des compliments plus mal tournés que ceux que me prodigue M. l’abbé Roca. J’aurais donc tort de ne pas apprécier sa courtoisie, d'autant plus que, dans sa touchante sollicitude à s’occuper de ma personne, à rendre justice à ma «virile intelligence» et à ma «mâle vigueur», Monsieur l’abbé a relégué le Christ théologique au second plan et ne souffle mot du Christ ''ésotérique''.


N’écrit-il pas, en effet, en parlant de Jésus, que le calice qu’il but était «autrement amer que la coupe où Socrate but la cigue en Occident, et que celle où Krishna, Çakyamouni,* Gautama de Kapilavastou, Siddharta et tous les autres Bouddhas se sont abreuvés. . . .» (?) Ce «et les autres Bouddhas» est une preuve définitive, pour nous, que non seulement Monsieur l’abbé ne sait rien du Bouddhisme ésotérique, mais encore qu’il n’a aucune idée de la simple biographie historique et populaire du grand Réformateur hindou. C’est absolument comme si, en parlant de Jésus, j’écrivais: «Orphée, le fils de Marie, Emmanuel, le Sauveur, le Nazaréen et tous les autres Christs qui ont été crucifiés». Sans perdre son temps à signaler un tas de lapsus linguae se rapportant aux termes sanscrits, brahmaniques et bouddhiques semés dans les articles de M. l’abbé Roca,—articles fort érudits du reste et certainement éloquents comme style,—il suffit de cet exemple pour laisser le public juger si mon critique connaît le premier mot du Bouddhisme dans la polémique actuelle. M. l’abbé le confondrait-il encore, comme tant d’autres, avec la Théosophie? Dans ce cas, je me permettrais de lui apprendre que la Théosophie n’est ni Bouddhisme, ni Christianisme, ni Judaïsme, ni Mahométisme, ni Hindouisme, ni aucun autre mot en isme; c’est la synthèse ésotérique de toutes les religions et de toutes les philosophies connues.
Or, comme je n’ai rien à faire du premier, et que je nie ''in toto'' le Christ inventé par l’Église, en même temps que toutes les doctrines, toutes les interprétations et tous les {{Page aside|195}}dogmes, anciens et modernes, concernant ce personnage, je commence par déclarer que la Réponse de M. l’abbé à mes «Notes sur l’Ésotérisme du Dogme Chrétien» n’est pas une réponse du tout. Je ne trouve pas, dans toute sa volumineuse lettre, une seule phrase qui contredise sérieusement mes objections, en les réfutant logiquement et scientifiquement. La foi—et surtout la foi aveugle —ne saurait être «critiquement discutée»; en tous cas, elle ne peut jamais être «scientifiquement établie», quand bien même le lecteur chrétien se contenterait d’une semblable casuistique. Mon interlocuteur m’en veut même pour avoir «déployé» ce qu’il lui plait d’appeler «tant d’érudition». Cela se conçoit. Contre des arguments historiques et valides il ne peut m’objecter comme preuves «expérimentales» qu’un seul fait: Jésus-Christ ''dans son âme'', lui disant tous les jours «qu’il est le Maître Unique et le ''seul'' vrai docteur». Faible preuve, celle-, devant la science, la loi et même le sens commun d’un incroyant!


Je dois donc savoir quelque chose du Christianisme— populaire et surtout exotérique,—pour me permettre d’entrer en lice avec un abbé catholique aussi érudit que l’est mon adversaire. Ne dirait-on pas plutôt (en admettant pour le moment que je n ai pu «saisir du premier coup» le Christianisme de M. I’abbé Roca) que mon honoré interlocuteur ne sait pas trop ce qu’il prêche? qu’ayant jeté
Il est certain que le fàmeux paradoxe de Tertullien: «''Credo quia ebsurdum et impossibile est''»,<ref>{{HPB-CW-comment|[This is the often misquoted sentence from Tertullian’s ''Carne Christi'', chap. v, which runs: «''Certum est quia impossibile est''», it is certain because it is impossible.—''Compiler''.]}}</ref> n’a rien à voir dans une discussion de ce genre. Je croyais m’adresser au mystique érudit, à M. l’abbé Roca socialiste et libéral, et je ne me serais dérangée que pour un ''curé'', un ''fidei defensor''! M. l’abbé Roca s’en tire en disant: «Je connais assez le Bouddhisme pour la [moi] comprendre sur-lechamp; elle ne connait pas assez le Christianisme pour me saisir du premier coup». Désolée de le contredire! mais la vérité avant tout. Monsieur l’abbé s’illusionne en croyant connaître le bouddhisme: il est aisé de voir qu’il ne le connait pas même ''exotériquement'', non plus que l’hindouisme, même populaire. Autrement, est-ce qu’il aurait jamais placé Krishna, comme il le fait page 259, au nombre des Bouddhas; ou encore, aurait-il confondu le nom d’un personnage historique, le prince Gautama, {{Page aside|196}}avec ses titres mystiques, les énumérant comme autant de Bouddhas!


<nowiki>*</nowiki>Ce titre, grâce à l’amabilité de M. Gaboriau, n’a point paru avec les autres dans Le Lotus, mais j’ai les premières épreuves où il se trouve dans l’ordre indiqué ci-dessus.
N’écrit-il pas, en effet, en parlant de Jésus, que le calice qu’il but était «autrement amer que la coupe où Socrate but la cigue en Occident, ''et que celle où Krishna, Çakyamouni'',<ref>Ce titre, grâce à l’amabilité de M. Gaboriau, n’a point paru avec les autres dans ''Le Lotus'', mais j’ai les premières épreuves où il se trouve dans l’ordre indiqué ci-dessus.</ref> ''Gautama de Kapilavastou, Siddharta et tous les autres Bouddhas se sont'' abreuvés. . . .» (?) Ce «et les autres Bouddhas» est une preuve définitive, pour nous, que non seulement Monsieur l’abbé ne sait rien du Bouddhisme ésotérique, mais encore qu’il n’a aucune idée de la simple biographie historique et populaire du grand Réformateur hindou. C’est absolument comme si, en parlant de Jésus, j’écrivais: «Orphée, le fils de Marie, Emmanuel, le Sauveur, le Nazaréen et tous les autres Christs qui ont été crucifiés». Sans perdre son temps à signaler un tas de ''lapsus linguae'' se rapportant aux termes sanscrits, brahmaniques et bouddhiques semés dans les articles de M. l’abbé Roca,—articles fort érudits du reste et certainement éloquents comme style,—il suffit de cet exemple pour laisser le public juger si mon critique connaît le premier mot du Bouddhisme dans la polémique actuelle. M. l’abbé le confondrait-il encore, comme tant d’autres, avec la Théosophie? Dans ce cas, je me permettrais de lui apprendre que la Théosophie n’est ni Bouddhisme, ni Christianisme, ni Judaïsme, ni Mahométisme, ni Hindouisme, ni aucun autre mot en ''isme''; c’est la ''synthèse ésotérique'' de toutes les religions et de toutes les philosophies connues.


{{Page aside|197}}
Je dois donc savoir quelque chose du Christianisme— populaire et surtout ''exotérique'',—pour me permettre d’entrer en lice avec un abbé catholique aussi érudit que l’est mon adversaire. Ne dirait-on pas plutôt (en admettant pour le moment que je n ai pu «saisir du premier coup» ''le Christianisme de M. I’abbé Roca'') que mon honoré interlocuteur ne sait pas trop ce qu’il prêche? qu’ayant jeté {{Page aside|197}}par-dessus les moulins son bonnet d’ecclésiastique ''orthodoxe'' et ''papiste'', et négligeant le véritable ésotérisme des brahmes et des bouddhistes, des gnostiques payens et chrétiens comme de l’authentique cabbale chaldéenne, et ne sachant nen des doctrines des théosophes, qu’il s’est fabriqué un Christianisme à lui, un Ésotérisme ''sui generis''? J’avoue que je ne le comprends pas.
{{Style P-No indent|par-dessus les moulins son bonnet d’ecclésiastique orthodoxe et papiste, et négligeant le véritable ésotérisme des brahmes et des bouddhistes, des gnostiques payens et chrétiens comme de l’authentique cabbale chaldéenne, et ne sachant nen des doctrines des théosophes, qu’il s’est fabriqué un Christianisme à lui, un Ésotérisme sui generis? J’avoue que je ne le comprends pas.}}


Quand à sa «Loi de Ram» et son «Ab-Ram, issu de Ram» (?)—connais pas. Je connais parfaitement la VANŚAVALI OU généalogie des races de Sourya et de Chandra<ref>Sourya et Chandra (Solaire et Lunaire), appellations respectives des deux grandes races primitives et radicales de l’Aryavarta, dites races Solaire et Lunaire.</ref> depuis Ikshvaku et Boudha<ref>J’espère que le lecteur se gardera de confondre Boudha (avec un seul d), le fils de Soma, la Lune, avec le titre mystique de Bouddha (deux d). L’un est le nom propre d’un individu (Boudha, I’Intelligence ou Sagesse), I’autre le titre des Sages, des «Illuminés».</ref> jusqu’à Rama et Krishna: source commune où les Pouranas (anciennes Ecritures), le Bhagavata, le Skanda, l’Agni et le Bhavishya Pourana, ont puisé leurs généalogies divines, humaines et dynastiques. La copie s’en trouve dans la Bibliothèque royale des Maharadjas d’Oudeïpour (la plus ancienne des maisons royales des Indes, et dont la généalogie familiale a été revue et sanctionnée par le gouvernement angloindien). Rama est un personnage historique. Les ruines des cités bâties par lui, et ensevelies sous plusieurs étages successifs d’autres cités moins anciennes mais toujours préhistoriques, existent encore aux Indes; on les connait ainsi que de vieilles monnaies avec son effigie et son nom. Qu’est-ce donc que cet «Ab-Ram, issu de Ram»?<ref>Ce ne sont pas les tribus des fiers Rajpoutes de la race Solaire, Souryavansa—tribus prouvent historiquement leur descendance de Lava et de Kousha, les deux fils de Rama—qui reconnaîtraient cet «Ab-ram» inconnu. Voir dans un prochain No. du Lotus, ma note No. I sur Abraham.<br>
Quand à sa «''Loi de Ram''» et son «''Ab-Ram, issu de Ram''» (?)—connais pas. Je connais parfaitement la {{Style S-Small capitals|Vanśavali}} ou généalogie des races de Sourya et de Chandra<ref>Sourya et Chandra (Solaire et Lunaire), appellations respectives des deux grandes races primitives et radicales de l’Aryavarta, dites races Solaire et Lunaire.</ref> depuis Ikshvaku et Boudha<ref>J’espère que le lecteur se gardera de confondre Boudha (avec un seul ''d''), le fils de Soma, la Lune, avec le titre mystique de Bouddha (deux ''d''). L’un est le nom propre d’un individu (Boudha, I’Intelligence ou Sagesse), I’autre le titre des Sages, des «Illuminés».</ref> jusqu’à Rama et Krishna: source commune où les ''Pouranas'' (anciennes Ecritures), le ''Bhagavata'', le ''Skanda'', l’''Agni'' et le ''Bhavishya Pourana'', ont puisé leurs généalogies divines, humaines et dynastiques. La copie s’en trouve dans la Bibliothèque royale des ''Maharadjas'' d’Oudeïpour (la plus ancienne des maisons royales des Indes, et dont la généalogie familiale a été revue et sanctionnée par le gouvernement angloindien). Rama est un personnage ''historique''. Les ruines des cités bâties par lui, et ''ensevelies sous plusieurs étages successifs d’autres cités'' moins anciennes mais toujours ''préhistoriques'', existent encore aux Indes; on les connait ainsi que de vieilles monnaies avec son effigie et son nom. Qu’est-ce donc que cet «Ab-Ram, ''issu de Ram''»?<ref>Ce ne sont pas les tribus des fiers Rajpoutes de la race Solaire, ''Souryavansa''—tribus ''prouvent historiquement'' leur descendance de Lava et de Kousha, les deux fils de Rama—qui reconnaîtraient cet «Ab-ram» inconnu. Voir dans un prochain No. du ''Lotus'', ma note No. I sur Abraham.<br>
{{HPB-CW-comment|[In the course of this essay, H. P. B. refers eight different times to certain Notes, numbered from 1 to 8, which she seems to have written for some forthcoming issue of Le Lotus. Such Notes have not been found in any later issue of this journal, and are certainly not the footnotes which she appended, in the June, 1888, issue of Le Lotus, to the final installment of this controversy with the Abbé Roca. So it is impossible to say at the present time what particular Notes were meant.—Compiler.]}}</ref> A-bram {{Page aside|198}}ou A-brahm, en sanscrit, veut dire un non-brahme, ou bien un homme chassé de la caste des brahmes, ou un homme d’une caste inférieure. Abra est le nom de l’éléphant d’Indra; sa femelle se nomme Abramu. Les mots sont sanscrits et le nom Abramu se retrouve en Chaldée, mais l’Abraham des Juifs n’a rien à faire avec le Rama indou;<ref>Ab, Aba veut dire «père» mais seulement dans les langues sémitiques.</ref> il ne peut en être issu, puisque c’est, au contraire, Rama qui est issu de Brahm(neutre) en passant par son aspect terrestre, Vishnou, dont il est l’Avatar.<ref>Nous ferons remarquer au lecteur, en passant, l’importance de ces remarques, car les livres de Fabre d’Olivet et de M. Saint-Yves reposent sur des données complètement en désaccord avec elles (N. de la D.).</ref>
{{HPB-CW-comment|[In the course of this essay, H. P. B. refers eight different times to certain Notes, numbered from 1 to 8, which she seems to have written for some forthcoming issue of ''Le Lotus''. Such Notes have not been found in any later issue of this journal, and are certainly not the footnotes which she appended, in the June, 1888, issue of ''Le Lotus'', to the final installment of this controversy with the Abbé Roca. So it is impossible to say at the present time what particular Notes were meant.—''Compiler''.]}}</ref> ''A-bram'' {{Page aside|198}}ou ''A-brahm'', en sanscrit, veut dire un ''non''-brahme, ou bien un homme chassé de la caste des brahmes, ou un homme d’une caste inférieure. ''Abra'' est le nom de l’éléphant d’Indra; sa femelle se nomme ''Abramu''. Les mots sont sanscrits et le nom ''Abramu'' se retrouve en Chaldée, mais l’Abraham des Juifs n’a rien à faire avec le Rama indou;<ref>''Ab, Aba'' veut dire «père» mais seulement dans les langues sémitiques.</ref> il ne peut en être issu, puisque c’est, au contraire, Rama qui est issu de Brahm(neutre) en passant par son aspect terrestre, Vishnou, dont il est l’Avatar.<ref>Nous ferons remarquer au lecteur, en passant, l’importance de ces remarques, car les livres de Fabre d’Olivet et de M. Saint-Yves reposent sur des données complètement en désaccord avec elles (N. de la D.).</ref>


Ceci est une simple digression que M. l’abbé va peutêtre encore appeler une bourrade. Je dirai à ce propos qu’il a la peau bien sensible, car je ne vois pas, dans mes Notes sur l’ésotérisme chrétien, ce qui a pu faire évoluer semblables idée dans l’imagination de mon honorable interlocuteur. Le souffle qui renverse un château de cartes peut bien passer pour une forte bourrasque aux yeux de l’architecte qui l’a bâti; mais si M. l’abbé Roca s’en prend au souffle plutôt qu’à la faiblesse de son édifice, ce n’est toujours pas ma faute. Il m’accuse aussi d’esprit de parti; c’est une accusation aussi injuste que l’autre. Comme je ne suis ni abbé ni sous la férule féroce d’une Église qui se déclare infaillible, je suis prête, moi, à accepter la vérité d’ou qu’elle vienne. Moins heureux que moi, mon critique, se trouvant entre l’enclume et le marteau, ne peut accepter mes conclusions et cherche, dès lors, à les rejeter sur mon «esprit de parti» et mon «ignorance» de sa religion. Encore une fois, il ne saurait y avoir d’esprit de parti dans une Société universelle et impartiale comme est la nôtre, ayant choisi pour devise: «Il n’y a pas de religion {{Page aside|199}}plus élevée que la Vérité», et nos Maîtres étant de trop grands Sages pour se parer des plumes de paon de l’infaillibilité et même pour se targuer de la possession de la Vérité absolue, leurs disciples ont toujours l’esprit ouvert aux faits qu’on voudra bien leur démontrer. Que M. l’abbé démolisse les preuves que nous offrons contre l’existence d’un Christ charnel, d’où Christ-homme, s’appelât-il Jésus ou Krishna; qu’il nous démontre qu’il n’y eut jamais d’autre Dieu incarné que son «Jésus-Christ», et que celuici est le «seul» comme «le plus grand» des Maîtres et des Docteurs—pas seulement le plus grand des Mahatmas mais Dieu en personne! Fort bien; alors, qu’il nous en donne des preuves irréfutables ou, au moins, aussi logiques et évidentes que celles avancées par nous. Mais qu’il ne vienne pas nous offrir comme preuves la voix qui parle dans son âme ou des citations tirées de l’Evangile. Car, sa voix—serait-elle sœurjumelle de celle du daïmon de Socrate—n’a pas plus de valeur, dans l’argumentation, pour nous et pour le public, que n’en a pour lui ou toute autre personne la voix qui me dit le contraire dans mon âme. Oui, il a raison de dire qu’ «il est si malaisé de se déprendre de tout intérêt personnel, et plus encore, de tout esprit de parti, d’école, de secte, d’Église, de caste»; comme cette phrase ne saurait en rien s’appliquer à moi qui ne tiens à aucune école spéciale, qui n’appartiens à aucune secte, Église ou caste, puisque je suis théosophe, ne s’appliqueraitelle pas à lui, Chrétien, Catholique, Ecclésiastique et Chanoine?
Ceci est une simple digression que M. l’abbé va peutêtre encore appeler ''une bourrade''. Je dirai à ce propos qu’il a la peau bien sensible, car je ne vois pas, dans mes Notes sur l’ésotérisme chrétien, ce qui a pu faire évoluer semblables idée dans l’imagination de mon honorable interlocuteur. Le souffle qui renverse un château de cartes peut bien passer pour une forte bourrasque aux yeux de l’architecte qui l’a bâti; mais si M. l’abbé Roca s’en prend au souffle plutôt qu’à la faiblesse de son édifice, ce n’est toujours pas ma faute. Il m’accuse aussi d’''esprit de parti''; c’est une accusation aussi injuste que l’autre. Comme je ne suis ni abbé ni sous la férule féroce d’une Église qui se déclare infaillible, ''je suis prête, moi, à accepter la vérité d’ou qu’elle vienne''. Moins heureux que moi, mon critique, se trouvant entre l’enclume et le marteau, ne peut accepter mes conclusions et cherche, dès lors, à les rejeter sur mon «esprit de parti» et mon «ignorance» de sa religion. Encore une fois, il ne saurait y avoir d’esprit de parti dans une Société universelle et impartiale comme est la nôtre, ayant choisi pour devise: «Il n’y a pas de religion {{Page aside|199}}plus élevée que la Vérité», et nos Maîtres étant de trop grands Sages pour se parer des plumes de paon de l’infaillibilité et même pour se targuer de la possession de la Vérité absolue, leurs disciples ont toujours l’esprit ouvert aux faits qu’on voudra bien leur démontrer. Que M. l’abbé démolisse les preuves que nous offrons contre l’existence d’un Christ charnel, d’où ''Christ-homme, ''s’appelât-il Jésus ou Krishna; qu’il nous démontre qu’il n’y eut jamais d’autre Dieu incarné que son «Jésus-Christ», et que celuici est le «seul» comme «le plus grand» des Maîtres et des Docteurs—pas seulement le plus grand des Mahatmas mais ''Dieu en personne''! Fort bien; alors, qu’il nous en donne des preuves irréfutables ou, au moins, aussi logiques et évidentes que celles avancées par nous. Mais qu’il ne vienne pas nous offrir comme preuves la voix qui parle dans son âme ou des citations tirées de l’Evangile. Car, sa voix—serait-elle sœurjumelle de celle du ''daïmon ''de Socrate—n’a pas plus de valeur, dans l’argumentation, pour nous et pour le public, que n’en a pour lui ou toute autre personne la voix qui me dit le contraire dans ''mon ''âme. Oui, il a raison de dire qu’ «il est si malaisé de se déprendre de tout intérêt personnel, et plus encore, de tout esprit de parti, d’école, de secte, d’Église, de caste»; comme cette phrase ne saurait en rien s’appliquer à moi qui ne tiens à aucune école spéciale, qui n’appartiens à aucune secte, Église ou caste, puisque je suis ''théosophe, ''ne s’appliqueraitelle pas à lui, Chrétien, Catholique, Ecclésiastique et Chanoine?


En outre, notre estimable correspondant doit avoir l’imagination assez vive. Ne voilà-t-il pas qu’il aperçoit la Direction du Lotus «enivré par le fumet capiteux» de ses éloges envers le savoir des Mahatmas et lui «faisant signe de l’œil et de la tête». En ce cas, la Direction doit avoir le vin triste, puisqu’au lieu de le remercier de ses avances si flatteuses (flatteuses d’après lui), elle m’a envoyé son premier article à Londre pour que j’y répondisse, et qu’elle l’a fait suivre de ma «bourrade». Nos faits et gestes ne cadrent donc pas avec l’idée que s’en fait M. l’abbé Roca. Il est vrai qu’il a prévenu les lecteurs que «personne ne suspectera cette dame [son humble servante] de {{Page aside|200}}courtisanerie à l’égard des prêtres catholiques». Ceci est un fait incontestable et historique; c’est même le seul que je trouve dans sa longue Épitre. Si, ayant l’expérience de tout une longue vie passée à connaître les susdits prêtres, j’ai posé l’éteignoir sur l’espoir couleur de rose dont brillait la flamme de sa première lettre, c’est que je ne saurais prendre au sérieux de simples compliments de politesse d’un abbé chrétien et français à l’adresse des Mahatmas payens, et que, si la Direction du Lotus français a pu se tromper, la directrice du Lucifer anglais y a vu clair.<ref>Nous n’osons saisir la pensée de Mme Blavatsky, mais nous croyons que dans le cas présent nous ne nous sommes pas trompés. Nous avons offert généreusement une tribune à M. l’abbé Roca; il y a exposé ses idées que Mme Blavatsky réfute d’ailleurs de main de maître; d’autres y exposent et y exposeront les leurs, car Le Lotus a pour but d’instruire ses lecteurs tout en donnant la parole de temps à autre à des esprits éminents qui peuvent différer, sur quelques points, d’opinion avec nous (N. de la D.).</ref> Tout en appréciant sincèrement M. l’abbé Roca comme homme écrivain, tout en séparant dans ma pensée le philosophe mystique du prêtre, je ne pouvais cependant pas perdre de vue sa soutane. Donc, l’hommage rendu par lui au savoir de nos maîtres, au lieu de m’enivrer de son fumet, m’était apparu dès le premier instant sous son vrai symbolisme. Cet «hommage» y jouait le rôle d’un mât de cocagne, érigé pour servir de support aux brimborions chrétiens qu’une main apostolique et romaine y attachait à profusion, ou de poupée indo-théosophique qu’elle affublait d’amulettes papistes.<ref>Mme Blavatsky juge d’après l’esprit et les termes de l’article en question. Nous savons que M. l’abbé Roca tonne avec éloquence contre Léon XIII, mais celui-ci étant atteint d’une surdité incurable ne peut l’entendre, d’ailleurs, on ne saurait réveiller les morts et il vaut mieux les laisser pour s’occuper de ce qui est vivant (N. de la D.).</ref> Et, loin d’être enivrée—je le confesse avec ma «franchise» et ma rudesse ordinaires comme sans ambages—je ne sentis qu’un redoublement de mefiance.
En outre, notre estimable correspondant doit avoir l’imagination assez vive. Ne voilà-t-il pas qu’il aperçoit la Direction du ''Lotus ''«enivré par le fumet capiteux» de ses éloges envers le savoir des Mahatmas et lui «faisant signe de l’œil et de la tête». En ce cas, la Direction doit avoir le vin triste, puisqu’au lieu de le remercier de ses avances si flatteuses (flatteuses d’après lui), elle m’a envoyé son premier article à Londre pour que j’y répondisse, et qu’elle l’a fait suivre de ma «bourrade». Nos faits et gestes ne cadrent donc pas avec l’idée que s’en fait M. l’abbé Roca. Il est vrai qu’il a prévenu les lecteurs que «personne ne suspectera cette dame [son humble servante] de {{Page aside|200}}courtisanerie à l’égard des prêtres catholiques». Ceci est un fait incontestable et ''historique''; c’est même le seul que je trouve dans sa longue Épitre. Si, ayant l’expérience de tout une longue vie passée à connaître les susdits prêtres, j’ai posé l’éteignoir sur l’espoir couleur de rose dont brillait la flamme de sa première lettre, c’est que je ne saurais prendre au sérieux de simples compliments de politesse d’un abbé chrétien et français à l’adresse des Mahatmas ''payens, ''et que, si la Direction du ''Lotus ''français a pu se tromper, la directrice du ''Lucifer ''anglais y a vu clair.<ref>Nous n’osons saisir la pensée de M<sup>me</sup> Blavatsky, mais nous croyons que dans le cas présent nous ne nous sommes pas trompés. Nous avons offert généreusement une tribune à M. l’abbé Roca; il y a exposé ses idées que M<sup>me</sup>Blavatsky réfute d’ailleurs de main de maître; d’autres y exposent et y exposeront les leurs, car ''Le Lotus ''a pour but d’instruire ses lecteurs tout en donnant la parole de temps à autre à des esprits éminents qui peuvent différer, sur quelques points, d’opinion avec nous (N. de la D.).</ref> Tout en appréciant sincèrement M. l’abbé Roca comme homme écrivain, tout en séparant dans ma pensée le philosophe mystique du prêtre, je ne pouvais cependant pas perdre de vue sa soutane. Donc, l’hommage rendu par lui au savoir de nos maîtres, au lieu de ''m''’''enivrer de son fumet, ''m’était apparu dès le premier instant sous son vrai symbolisme. Cet «hommage» y jouait le rôle d’un mât de cocagne, érigé pour servir de support aux brimborions chrétiens qu’une main apostolique et romaine y attachait à profusion, ou de poupée indo-théosophique qu’elle affublait d’amulettes papistes.Et, loin d’être ''enivrée—''je le confesse avec ma «franchise» et ma rudesse ordinaires ''comme sans ambages—''je ne sentis qu’un redoublement de mefiance.


Les fausses conceptions dont la Réponse de M. l’abbé fourmille prouvent combien j’avais raison. S’attendait-il donc à ce que la Direction du Lotus et les théosophes {{Page aside|201}}s’écriassent en chœur: Mea culpa! et se convertissent en masse à ses idées? Nous le voyons, à la première réplique de ceux-ci, parer des coups imaginaires et donner, dans une seconde lettre, une tout autre couleur aux compliments de son premier article. Il a le droit certainement; mieux que personne, il doit connaître le fond de sa pensée. Mais il en est ainsi pour tout le monde, je pense. Pourquoi alors va-t-il dénaturer ce que je dis, et même inventer des cas et des scènes impossibles où il me fait jouer un rôle étrange et m’attribue des paroles qu’il n’a certes pas trouvées dans mes «Notes» en réponse à son article du mois de décembre? L’idée fondamentale de mes observations était, en effet, que celui qui voudra dire «Ego sum veritas» est encore à naître; que le «Vos Dii estis» s’applique à tous, et que tout homme né d’une femme est «le fils de Dieu»––qu’il soit bon, mauvais ou ni l’un ni l’autre. Ou M. l’abbé Roca s’obstine à ne pas me comprendre, ou il poursuit un but. Je ne m’oppose pas du tout à ce qu’il prenne la voix foudroyante de son Église latine pour celle qu’il croit entendre dans le fond de son âme, mais je m’oppose formellement à ce qu’il me représente comme partageant les dogmes qui lui sont ainsi inculqués, lorsque je les répudie complètement.
Les fausses conceptions dont la Réponse de M. l’abbé fourmille prouvent combien j’avais raison. S’attendait-il donc à ce que la Direction du ''Lotus ''et les théosophes {{Page aside|201}}s’écriassent en chœur: Mea culpa! et se convertissent en masse à ses idées? Nous le voyons, à la première réplique de ceux-ci, parer des coups imaginaires et donner, dans une seconde lettre, une tout autre couleur aux compliments de son premier article. Il a le droit certainement; mieux que personne, il doit connaître le fond de sa pensée. Mais il en est ainsi pour tout le monde, je pense. Pourquoi alors va-t-il dénaturer ce que je dis, et même inventer des cas et des scènes impossibles où il me fait jouer un rôle étrange et m’attribue des paroles qu’il n’a certes pas trouvées dans mes «Notes» en réponse à son article du mois de décembre? L’idée fondamentale de mes observations était, en effet, que celui qui voudra dire «Ego sum veritas» est encore à naître; que le «Vos Dii estis» s’applique à tous, et que tout homme né d’une femme est «le fils de Dieu»––qu’il soit bon, mauvais ou ni l’un ni l’autre. Ou M. l’abbé Roca s’obstine à ne pas me comprendre, ou il poursuit un but. Je ne m’oppose pas du tout à ce qu’il prenne la voix foudroyante de son Église latine pour celle qu’il croit entendre dans le fond de son âme, mais je m’oppose formellement à ce qu’il me représente comme partageant les dogmes qui lui sont ainsi inculqués, lorsque je les répudie complètement.


Jugez un peu. J’écris en toutes lettres qu’un Christ (ou Christos) divin n’a jamais existé sous une forme humaine ailleurs que dans l’imagination des blasphémateurs qui ont carnalisé un principe universel et tout impersonnel. J’ose croire que c’est fort clair. Eh bien, l’abbé Roca, après m’avoir représentée disant: la vérité, c’est moi—absurdité que je laisse aux Églises qui l’ont trouvée et dont un Adepte, un Sage rirait de pitié—se laisse aller à l’assertion suivante:
Jugez un peu. J’écris en toutes lettres qu’un Christ (ou Christos) divin n’a jamais existé sous une forme humaine ailleurs que dans l’imagination des blasphémateurs qui ont carnalisé un principe universel et tout impersonnel. J’ose croire que c’est fort clair. Eh bien, l’abbé Roca, après m’avoir représentée disant: la vérité, c’est moi—absurdité que je laisse aux Églises qui l’ont trouvée et dont un Adepte, un Sage rirait de pitié—se laisse aller à l’assertion suivante: