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Blavatsky H.P. - La Veritable Madame H. P. Blavatsky: Difference between revisions

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L’un de nos amis, homme de lettres et publiciste distingué, avait reçu de l’un de ses confrères de l’Amérique (États-Unis), une lettre concernant les Théosophes; cette lettre nous l’avons inséré, sans nous figurer qu’elle renfermait des erreurs et un récit tant soit peu fantaisiste; une lettre de Madame H. P. Blavatsky nous permet de rectifier ce que nous avons inséré de bonne foi, ce que nous nous empressons de faire comme un devoir et avec plaisir; notre amie nous paraissait surfaite par qui la connait à peine, nous en avons la preuve certaine. Notre religion a été surprise.
{{Style P-Quote|L’un de nos amis, homme de lettres et publiciste distingué, avait reçu de l’un de ses confrères de l’Amérique (États-Unis), une lettre concernant les Théosophes; cette lettre nous l’avons inséré, sans nous figurer qu’elle renfermait des erreurs et un récit tant soit peu fantaisiste; une lettre de Madame H. P. Blavatsky nous permet de rectifier ce que nous avons inséré de bonne foi, ce que nous nous empressons de faire comme un devoir et avec plaisir; notre amie nous paraissait surfaite par qui la connait à peine, nous en avons la preuve certaine. Notre religion a été surprise.


Voici, textuellement, la lettre de Madame Blavatsky:
Voici, textuellement, la lettre de Madame Blavatsky:}}


A peine revenue d’un voyage, je trouve dans le numéro de juin dernier de la Revue Spirite, un article intitulé «Les Théosophes—Madame Blavatsky». Traduction à peu près fidèle d’une nouvelle publiée l’année dernière dans le World de New-York, cet article répète—fort innocemment sans doute—les hallucinations de M. Ie Reporter Américain.
A peine revenue d’un voyage, je trouve dans le numéro de juin dernier de la Revue Spirite, un article intitulé «Les Théosophes—Madame Blavatsky». Traduction à peu près fidèle d’une nouvelle publiée l’année dernière dans le World de New-York, cet article répète—fort innocemment sans doute—les hallucinations de M. Ie Reporter Américain.
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Il est vrai que je regarde la philosophie de Gautama Bouddha, comme le système le plus sublime; le plus pur et surtout le plus logique entre tout autre. Mais ce système défiguré pendant des siècles par l’ambition et le fanatisme des prêtres est devenu une religion vulgaire: les formes et le culte exotérique ou populaire découlés de ce système ressemblent trop à celui de l’église romaine qui en a fait le plagiat servilement pour que je puisse jamais m’y convertir. Ainsi que dans tout système pur et primitif introduit par les grands réformateurs religieux du monde ancien, ses rayons ont trop divergé de leur centre commun—les Védas des Aryas; et quoiqu’entre toutes les croyances modernes l’Eglise Bouddhique soit l’unique qui encourage ses membres à questionner ses dogmes et à rechercher le fin mot de tout mystère qui y est enseigné—j’aime mieux m’en tenir à la source mère que de me fier à un des nombreux ruisseaux qui en découlent. «Ne croyez pas`ce que je vous dis, rien que pour la raison que c’est moi, votre Bouddha qui vous le dis—mais seulement lorsque votre raison ne s’oppose pas à la vérité de mon assertion»—a dit Gautama dans ses Sûtras ou aphorismes. Or, et quoique j’admire de toute mon âme la philosophie si élevée de Siddhârtha, ou Sakya-Mouni, je m’incline tout autant devant la grandeur morale et la forte logique du Kapila Indou, le grand Achârya, qui fut cependant l’ennemi le plus acharné du Bouddha. Tandis que ce demier tenait les Védas comme autorité suprême—les Bouddhistes les ont rejeté après coup, lorsqu’il est pourtant prouvé que Gautama, dans sa réforme et protestation contre les abus des rusés Brahmanes, s’est basé entièrement sur le sens ésotérique des grandes Écritures primitives. Donc, si le reporter—auteur de l’article en question—eut dit simplement que j’appartenais à la religion qui a inspiré Bouddha, au lieu de me présenter au public comme une Bouddhiste tournant la Roue de la Loi—il n’eut dit que la vérité. On peut être Platonicien, sans être nécessairement paien ou idolâtre pour cela; comme on peut rester chrétien sans appartenir à aucune des églises qui se battent depuis dix huit cents ans au nom de l’Homme-Dieu.
Il est vrai que je regarde la philosophie de Gautama Bouddha, comme le système le plus sublime; le plus pur et surtout le plus logique entre tout autre. Mais ce système défiguré pendant des siècles par l’ambition et le fanatisme des prêtres est devenu une religion vulgaire: les formes et le culte exotérique ou populaire découlés de ce système ressemblent trop à celui de l’église romaine qui en a fait le plagiat servilement pour que je puisse jamais m’y convertir. Ainsi que dans tout système pur et primitif introduit par les grands réformateurs religieux du monde ancien, ses rayons ont trop divergé de leur centre commun—les Védas des Aryas; et quoiqu’entre toutes les croyances modernes l’Eglise Bouddhique soit l’unique qui encourage ses membres à questionner ses dogmes et à rechercher le fin mot de tout mystère qui y est enseigné—j’aime mieux m’en tenir à la source mère que de me fier à un des nombreux ruisseaux qui en découlent. «Ne croyez pas`ce que je vous dis, rien que pour la raison que c’est moi, votre Bouddha qui vous le dis—mais seulement lorsque votre raison ne s’oppose pas à la vérité de mon assertion»—a dit Gautama dans ses Sûtras ou aphorismes. Or, et quoique j’admire de toute mon âme la philosophie si élevée de Siddhârtha, ou Sakya-Mouni, je m’incline tout autant devant la grandeur morale et la forte logique du Kapila Indou, le grand Achârya, qui fut cependant l’ennemi le plus acharné du Bouddha. Tandis que ce demier tenait les Védas comme autorité suprême—les Bouddhistes les ont rejeté après coup, lorsqu’il est pourtant prouvé que Gautama, dans sa réforme et protestation contre les abus des rusés Brahmanes, s’est basé entièrement sur le sens ésotérique des grandes Écritures primitives. Donc, si le reporter—auteur de l’article en question—eut dit simplement que j’appartenais à la religion qui a inspiré Bouddha, au lieu de me présenter au public comme une Bouddhiste tournant la Roue de la Loi—il n’eut dit que la vérité. On peut être Platonicien, sans être nécessairement paien ou idolâtre pour cela; comme on peut rester chrétien sans appartenir à aucune des églises qui se battent depuis dix huit cents ans au nom de l’Homme-Dieu.
Si nos frères d’outre-mer s’intéressent à savoir quelle est {{Page aside|399}} la religion, ou plutôt le système auquel noue les Théosophes (de la section intérieure)—adhérons, je suis chargée par le Conseil Administratif de la «Société Théosophique de l’Arya Samaj des Indes» de vous le dire—aussitôt que vous nous l’aurez demandé. Nous n’en faisons pas un secret. Seulement —ne nous appelez plus Bouddhistes, car vous commettriez une grave erreur.
Si nos frères d’outre-mer s’intéressent à savoir quelle est {{Page aside|399}} la religion, ou plutôt le système auquel noue les Théosophes (de la section intérieure)—adhérons, je suis chargée par le Conseil Administratif de la «Société Théosophique de l’Arya Samaj des Indes» de vous le dire—aussitôt que vous nous l’aurez demandé. Nous n’en faisons pas un secret. Seulement —ne nous appelez plus Bouddhistes, car vous commettriez une grave erreur.


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{{Style P-Signature|H. P. BLAVATSKY.}}
{{Style P-Signature|H. P. BLAVATSKY.}}


NOTA. Nous acceptons avec empressement, l’exposition du système que les Théosophes préconisent, et nous insérerons ce que notre correspondant voudra bien nous donner; nous aurons tout intérêt à le lire.
{{Style P-Quote|NOTA. Nous acceptons avec empressement, l’exposition du système que les Théosophes préconisent, et nous insérerons ce que notre correspondant voudra bien nous donner; nous aurons tout intérêt à le lire.}}