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...
Le médium assis sur une chaise, solidement amarré et surveillé de près, ne
tardait pas à s’endormir. Un assistant, désigné chaque fois par les
personnes présentes, se plaçait aussi sur la plateforme pour contrôler
minutieusement; le reste des spectateurs se tenait sur les bancs.


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Les Esprits commençaient généralement à paraître par une petite fenêtre
pratiquée dans la cloison du cabinet, et à mesure qu’ils acquéraient de la
force, s’avançaient jusque sur le devant de la plateforme, allaient,
venaient, parlaient, se livraient enfin aux différents actes que nous allons
esquisser en partie.
 
On sait en quoi consistent ces matérialisations; nous ne disons pas:
''comment elles se produisent'', n’ayant encore que des présomptions à cet
égard. (''V. Revue de février'', 1876.)
 
Dans une manifestation ordinaire, l’Esprit n’est vu que par les médiums
voyants. Les autres assistants entendent des bruits, voient se déplacer des
objets, et c’est tout. L’Esprit matérialisé, au contraire, ayant en quelque
sorte son périsprit condensé, est vu de chacun, médium ou non, sous les
traits, sous les vêtements souvent qu’il avait de son vivant. Rien de plus
merveilleux, assurément, rien de plus vrai cependant.
 
Et qu’on ne croie pas que l’Amérique seule ait le privilége de ces sortes de
manifestations, afin que l’on puisse dire:
 
<center>Il fait bon mentir à qui vient de loin.</center>
 
L’académicien anglais W. Crookes a étudié ''de visu'' ces phénomènes, et les
a décrits dans la série de travaux publiés dans le ''Quarterly Review''; et
nous savons qu’à Paris même, l’un de nos plus illustres chimistes a été
rendu témoin d’un fait semblable parfaitement caractérisé, qu’il a vu devant
lui le fameux ''John King'', touché et retenu ses mains, senti la chaleur de
sa peau, le battement de ses artères, etc..... Seulement, voici la
différence: le libre fils d’Albion a carrément enregistré ses
constatations, poursuivi ses recherches, publié ses résultats; le membre de
l’Institut français se garde bien de souffler mot, par écrit surtout, de ce
qu’il a cependant ''vu, de ses yeux, vu ce qui s’appelle vu''.
 
Ce sont des matérialisations de ce genre que provoque généralement la
médiumnité remarquable des frères Eddy. Eux seuls, à tour de rôle, entraient
dans le cabinet, et leurs facultés étaient à peu près similaires.
 
Voici quelques unes des manifestations dont le colonel Olcott a {{Style S-HPB SB. Continues on |4-133}}