HPB-SB-4-134

From Teopedia


from Adyar archives of the International Theosophical Society
vol. 4, p. 134

volume 4, page 134

vol. title:

vol. period: 1876-1878

pages in vol.: 247

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< People from the other World (continued from page 4-129) >

Le médium assis sur une chaise, solidement amarré et surveillé de près, ne tardait pas à s’endormir. Un assistant, désigné chaque fois par les personnes présentes, se plaçait aussi sur la plateforme pour contrôler minutieusement; le reste des spectateurs se tenait sur les bancs.

Les Esprits commençaient généralement à paraître par une petite fenêtre pratiquée dans la cloison du cabinet, et à mesure qu’ils acquéraient de la force, s’avançaient jusque sur le devant de la plateforme, allaient, venaient, parlaient, se livraient enfin aux différents actes que nous allons esquisser en partie.

On sait en quoi consistent ces matérialisations; nous ne disons pas: comment elles se produisent, n’ayant encore que des présomptions à cet égard. (V. Revue de février, 1876.)

Dans une manifestation ordinaire, l’Esprit n’est vu que par les médiums voyants. Les autres assistants entendent des bruits, voient se déplacer des objets, et c’est tout. L’Esprit matérialisé, au contraire, ayant en quelque sorte son périsprit condensé, est vu de chacun, médium ou non, sous les traits, sous les vêtements souvent qu’il avait de son vivant. Rien de plus merveilleux, assurément, rien de plus vrai cependant.

Et qu’on ne croie pas que l’Amérique seule ait le privilége de ces sortes de manifestations, afin que l’on puisse dire:

Il fait bon mentir à qui vient de loin.

L’académicien anglais W. Crookes a étudié de visu ces phénomènes, et les a décrits dans la série de travaux publiés dans le Quarterly Review; et nous savons qu’à Paris même, l’un de nos plus illustres chimistes a été rendu témoin d’un fait semblable parfaitement caractérisé, qu’il a vu devant lui le fameux John King, touché et retenu ses mains, senti la chaleur de sa peau, le battement de ses artères, etc..... Seulement, voici la différence: le libre fils d’Albion a carrément enregistré ses constatations, poursuivi ses recherches, publié ses résultats; le membre de l’Institut français se garde bien de souffler mot, par écrit surtout, de ce qu’il a cependant vu, de ses yeux, vu ce qui s’appelle vu.

Ce sont des matérialisations de ce genre que provoque généralement la médiumnité remarquable des frères Eddy. Eux seuls, à tour de rôle, entraient dans le cabinet, et leurs facultés étaient à peu près similaires.

Voici quelques unes des manifestations dont le colonel Olcott a <... continues on page 4-133 >