HPB-SB-4-129

From Teopedia


from Adyar archives of the International Theosophical Society
vol. 4, p. 129

volume 4, page 129

vol. title:

vol. period: 1876-1878

pages in vol.: 247

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< People from the other World (continued from page 4-130) >

rion, et de bien d'autres, prouvent que les phénomènes spirites peuvent être obtenus dans des conditions aussi rigoureuses que l'on veut; mais aussi, que les forces inconnues qui jouent un rôle dans leur production ne sont point soumises aux mêmes lois que celles qui agissent dans les productions physiques ou chimiques, par exemple. Chaque ordre de choses comprend ses propres lois, et il est nécessaire de les discerner tout d'abord.

Les Eddy, comme on les appelle aux Etats-Unis, sont deux frères, William et Horatio, appartenant à une modeste famille de paysans. Leurs âges sont de 30 et de 33 ans. Leur mère était médium remarquable, et tenait elle-même sa faculté de source héréditaire, — ce qui arrive souvent. Leurs frères et sœurs, assez nombreux, mais que la mort leur a presque tous successivement enlevés, étaient également médiums. Leur enfance s'écoule rude, inculte et quasi sauvage. Leur père ne croyant point aux manifestations, leur entourage, c'est-à-dire les habitants du petit hameau de Chittenden, ayant l'esprit étroit d'une des plus intolérantes sectes protestantes, leur rendirent la vie tellement dure, par leurs mauvais traitements et leurs railleries, qu'ils en conservèrent une méfiance jointe à une sauvagerie extérieure. Et ce caractère s'étant précisément exercé sur le colonel Olcott, envoyé par l'administration du grand journal politique de New York, le Daily Graphic, pour observer les phénomènes dont on commençait à parler, n'ajoute que plus de valeur à sa relation; il est certain que pendant toute la durée de son séjour à Chittenden, c'est à peine s'il réussit à se faire supporter par les Eddy, lesquels ne voyant en lui qu'un inquisiteur, ne se prêtaient que difficilement à ses requêtes, et ne sauraient, en quoi que ce soit, être soupçonnés d'avoir facilité sa tâche.

Voici dans quelles conditions les choses se passaient.

Les Eddy habitaient la maison paternelle, une sorte de cottage agrandi, dont l'intérieur est minutieusement décrit dans l'ouvrage. Là se trouvaient presque constamment des visiteurs, les uns de passage, les autres séjournant un certain temps. M. Olcott demeure presque un mois. Tous étaient admis à visiter la maison de fond en comble. Les pièces étaient généralement assez nues; l'une d'entre elles, plus vaste, contenait des bancs en bois, et à l'une ce ses extrémités, une estrade garnie d'une balustrade sur le devant, et dans le fond, d'une cloison constituant le petit cabinet du médium. C'était la salle des séances.

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