HPB-SB-8-108

From Teopedia


from Adyar archives of the International Theosophical Society
vol. 8, p. 108

volume 8, page 108

vol. title: Vol Four of The Theosophical Society of The Arya Samaj of Arya-wart

vol. period: Sept 1878 – Sept 1879

pages in vol.: 350

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< Idees Incorrectes sur les Doctrines des Theosophes (continued from page 8-107) >

phéosophique, mais n'appartiendra jamais à notre cercle ésotérique. N'imposant à personne nos opinions, nous respectons celles des autres sans les partager. Et cependant notre Société compte des milliers d'Européens et d'Américains dans ses rangs.

On assure que cette doctrine d'immortalité conditionne le n'a été répandue parmi les masses que «pour effrayer les âmes basses et viles.» Encore une erreur. Elle n'a jamais été un dogme populaire: ni aux Indes, ni en Grèce, ni en Egypte. On n'en offrait les preuves au novice, que durant les grands mystères, lorsqu'une boisson sacrée, le mettait en état de quitter son corps et, planant dans l'infinité des mondes, lui permettait d'observer et de juger par lui-même. Divulguer ce qu'il avait vu était une mort certaine, et les serments qu'on exigeait de lui, à l' Époptaïa suprême, lorsque le grand Hiérophante lui présentait le Pétroma, ou tablettes de pierres où étaient gravés les secrets de l'initiation, étaient terribles. Seul Platon en parle en termes couverts, mais toujours il en parle. Si dans un sens, il dit que l'âme est immortelle, dans un autre il nie positivement que chaque âme individuelle soit préexistée, ou qu'elle existera par la suite et pour l'éternité. La même chose a été enseignée dans tous les sanctuaires. Les égyptologues modernes en ont toutes les preuves. Mariette-Bey traduit plusieurs passages du «Livre des Morts.» et des inscriptions sur les sarcophages, où l'immortalité conditionnelle, et une annihilation complète sont en réserve pour les méchants. Une hymne à Osiris dit du mort: «Il voit par toi, vit en toi, et ce n'est que par toi qu'il peut échapper à l'annihilation.» Les Egyptiens enseignaient aux multitudes que l'âme animale, appartenant aux corps et étant indépendante de l'âme immortelle, ne les rejoignaient qu'après un certain laps de temps passé dans la momie. Mais aux initiés, ils disaient qu'une annihilation complète attendait l'âme dépravée qui n'avait su devenir osirienne, ou divine. M. F. Lenormant, l'affirme, ainsi que Mariette Bey. Gantama, le philosophe indou, dit dans sa Nyâya, (Farka-san-graka): «Le siége de la connaissance du soi (ou individualité) est dans l'âme humaine (jîvatman), qui est binaire, mais l'âme suprême (paramâtman) est la seule qui soit omnisciente, infinie et éternelle.

Pour en finir, on nous objecte, que ceux qui ont foi dans l'immortalité, comme loi générale, regardent nos opinions comme «contraires sous tous les rapports à la justice divine.» Nous répondons: «Qu'en savez-vous de cette justice? Sur quoi basez-vous vos idées en supposant que les lois du monde invisible soient tout autres que celles d'ici-bas, tout en laissant de côté la loi, bien constatée par la science de la survivance du plus apte, loi, qui certes ne serait pas de mince valeur dans notre argument? nous ne demandons que des preuves valables à l'appui du contraire. On peut nous faire remarquer, qu'il nous serait peut-être aussi difficile qu'à nos critiques de prouver la vérité sur nos doctrines, à nous? D'accord, nous confessons de suite que, tout en y croyant, nous n'en savons que ce qui nous en a été enseigné. Mais notre doctrine à nous est appuyée du moins sur la philosophie et sur la psychologie expérimentale (comme celle du système des Yoga indous), fruits des recherches de longs siècles. Nos maîtres sont Patanjali, Kapila, Kanada, tous ces systèmes et écoles de l'Aryâvarta (l'Inde antique) qui servirent de mines inépuisables pour les philosophes grecs, depuis Pythagore jusqu'à Proclus. Elle est basée sur la sagesse ésotérique de la vieille Egypte, où Moïse comme Platon sont allés se faire instruire par ses hiérophantes et adeptes; elle s'est développée enfin, sur la méthode si sûre qui ne procède qu'inférentiellement, ne juge que par la stricte analogie et qui se basant sur l'immuabilité des lois universelles, ne déduit que par induction. Nous sera-t-il permis de demander à nos adversaires, de nous montrer quelles sont leurs autorités à eux? Est-ce la science moderne? Mais la science docte se moque de vous comme de nous. Est-ce 'a Bible mosaïque? Nous en doutons, car elle n'en souffle pas un mot, et toutes les tortures appliquées à son texte pendant de longs siècles de recherche, et malgré toutes ses éditions revues et corrigées, elle reste muette à ce sujet. Mais dans plusieurs endroits touchant la survivance de l'âme, elle nous coupe l'herbe sous les pieds. Dans les Ecclésiastes (Chap. III, v. 19.) la Bible n'accorde à l'homme aucune prééminence sur la brute: comme l'une meurt, dit-elle, ainsi meurt l'autre, car le souffle qui les anime tous deux est le même. Quant à Job, cet illustre affligé nous affirme que l'homme, une fois mort, «disparaît comme une ombre, et — ne continue pas.» (Job. Chap. XIV, v. 1-2.) Est-ce le nouveau Testament? Ce livre nous offre le choix, entre un paradis philharmonique, et un enfer — qui est loin de l'être. Il ne nous donne aucune preuve irrécusable, nous défend de raisonner, et nous enjoint une foi aveugle. Est-ce les phénomènes du spiritisme! Nous y voici. Ici nous sommes sur un terrain solide, car les preuves sont palpables, et ce sont les «esprits» qui sont nos maîtres. Les Théosophes croient aux manifestations et aux «esprits» autant que les spiritualistes. Mais — lorsque vous aurez fini par prouver au monde entier, la science sceptique y incluse, que nos phénomènes sont produits par âmes des décédés prouvé? La survivance de jamais: pas plus comme loi générale, «que comme une récompense conditionnelle.» Trente ans d’expérience avec les «esprits» ne nous ont pas impressionnés en faveur de leur véracité comme «loi générale,» non plus donc, vous n’avez à nous opposer que votre foi aveugle, vos émotions et l’instinct d’une minorité de l’humanité. Oui, une minorité, car, lorsque vous auriez mis de côté les 450 millions de Bouddhistes, qui ne croient pas à l’immortalité et redoutent comme une calamité terrible, même la surviivance de l’âme, et les 200 millions d’Indous, de toutes les sectes, qui croient à l’absorption, dans l’essence primordiale, qu’en restera-t-il de cette doctrine universelle?

«Notre doctrine, dites-vous, est inventée pour les âmes basses et viles.» Nous sommes à même de vous prouver, les statistiques à la main, que ces âmes «basses et viles» prédominent dans les pays civilisés et chrétiens où l’immortalité est promise à tout le monde. Nous vous renvoyons à l’Amérique, puritaine et pieuse, qui promet à chaque criminel qu’elle pend, un paradis éternel, s’il croit; et cela, immédiatement, car, selon les protestants, du pied du gibet au pied de l’Eternel, il y a moins qu’un pas. Ouvrez un journal de New-York; vous y trouverez la première page toute couverte des nouvelles de crimes les plus atroces, les plus inouïs, commis par douzaine, tous les jours, et depuis un bout de l’année à l’autre. Nous défions de trouver rien de semblable dans les pays païens, où l’on ne s’occupe même pas de l’immortalité, et où l’on ne demande qu’à être absorbé pour toujours. L’immortalité comme «loi générale» est donc plutôt un stimulant qu’un préventif contre le crime pour toute âme basse et vile?»

Nous finissons, croyant avoir répondu à toutes les accusations de l’auteur de l’article sur «les Elémentaires.»

Si nos doctrines intéressent le lecteur, dans un prochain numéro nous tâcherous d’être plus explicite.

H. P. Blavatsky.

H.P. B's Return to India

The Countess Blavatsky's Last Words - a Salut from the Steamer

Citizen H. P. Blavatsky, the widow of Nikiforran Blavatsky, and commonly known to herself and intimate friends as “H. P. B.,” sailed yesterday for Liverpool, en route for India. She was accompanied by Colonel Olcott and one unnamed neophyte. She said a week ago that she intended to take two of these and to be followed by nine others. One of the two nameless ones, for some reason, did not go. She will be about three months on her journey, as there are a number of societies to be visited en route.

Mme. Blavatsky said to a Graphic reporter: “We shall go as quickly as possible; but we have a number of charters to deliver and some formalities to be gone through with in Liverpool, London, Paris and one or two smaller French cities, and one in Switzerland. Then I shall go d rect to Marseilles or Brindisi, which I do not know yet.”

“You will take the ‘P. and O.’ boats directly to—”

“No, I won’t,” she snapped, as she twisted a fresh cigarette; “no pious humbugging for me. I’ve done as I liked too long to ever again submit to the rule of old Grundy. She runs all the English steamers and is quite as powerful as the captain. What, with their praying and Sunday services and full dress dinners, changing one’s clothes half a dozen times a day, and all that sort of thing, one has no liberty. Now, on an American steamer one can sometimes do as one wants to, but I get out of temper when I think of the snobs and flunkies on English steamers. I’ll find some other way if I have to go in a sailing vessel.”

“Will you go to Bombay?”

“Yes, as directly as possible, and then across Hindostan to the extreme northern centre of the Himalaya Mountains. There is the Arya Samaj. There is the very fountain-head of all knowledge and learning. There I should like to spend the remainder of my life.”

“Do you intend to do so?”

“I cannot say that. I am only the slave of the order to go and come and do its bidding. I have been told that I shall probably have to go to the Ionian Islands, but I shall not know until I reach India. I am through with America in any event and never expect to return here. I have given a hard five years to the work, and it is accomplished. We have societies and believers in all parts of the country. Ah! I see you don’t believe it. Christians believe nothing that they cannot see and comprehend—except their religion. That seems very funny to me. Ah! they are bigoted: I love a fair minded atheist better than a Christian, for he is at least in search of the truth and it is possible to convince him.”

And so saying, “H. P. B.” shook the reporter by the hand and bade him and the others an “eternal farewell.” As the steamer put out into the stream she vied with the smokestack and seemed unmoved.


Editor's notes

  1. image by unknown author
  2. H.P. B's Return to India by unknown author