HPB-SB-8-249

From Teopedia


from Adyar archives of the International Theosophical Society
vol. 8, p. 249

volume 8, page 249

vol. title: Vol Four of The Theosophical Society of The Arya Samaj of Arya-wart

vol. period: Sept 1878 – Sept 1879

pages in vol.: 350

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< Dernières réflexions d’un Oriental, à Mme H.-P. Blavatsky (continued from page 8-248) >

dans la balance de l’expérience. Il doit être pesé, calculé, touché, obtenu plusieurs fois pour être admis sans conteste. Les phénomènes du spiritualisme doivent donc être, comme tous les autres phénomènes de la nature, soumis à l’analyse expérimentale. Les nouveaux théosophes n’ignorent point, sans doute, les exigences de la science moderne, et leurs chefs indiens font fausse route en voulant imiter, en plein dix-neuvième siècle, les mystères de Cérès, Eleusine ou ceux de l’antre de Trophonius. Ce qu’ils ont de mieux à faire, c’est d’ouvrir toute grande la porte de leur sanctuaire, et nous dévoiler une à une toutes leurs doctrines. Mais nous les prévenons d’avance que nous rejetterons toujours tout ce qui n’est pas d’accord avec la raison, tout ce qui répugne à la conscience humaine, et si, même, ils parviennent un jour à nous faire assister à l’annihilation du moi dans la nature la plus perverse, ils peuvent être sûrs que nous n’y croirons pas.

E. Rossi de Giustiniani (à Smyrne).

Le Médium Rama Bai de Maharatta

Tiré du The Behan-Herald, à Bankipore (Indoustan)

Nous lisons dans le «Hindu Patriot» que Rama Bai, de Maharatta, dont la beauté égale le savoir, vient de rendre visite à M. Tawney, à la chambre du Sénat. Le professeur Gough et le Pandit Mohesh Chandu Nyayaratna, de l’Université de Calcutta, ont assisté à l’entretien et ont été émerveillés de l’esprit de cette jeune fille. M. Tawney l’accueillit en ces termes (traduits du sanscrit-sloka le plus pur): O toi! qui par ton savoir as surpassé celui des pandits les plus célèbres, tu ne peux être un être humain, tu es venue d’en haut; peut-être es-tu la véritable déesse de la science (Sarawasti) et as-tu pris la forme humaine pour enchanter les hommes. Quoique tu sois une simple «Melecsha» par la naissance, j’ai beaucoup entendu parler de tes hauts faits littéraires. Je ne puis te parler en vers parce que je ne possède pas le génie poétique, mais je te salue.

Rama Bai répondit en «sloka» composé «ex tempore», quelques paroles dont voici la traduction: Je ne suis qu’une pauvre fille et je ne prétends à aucun savoir. Je ne mérite pas les éloges qu’il vous a plu de m’adresser. Vous êtes instruits et sages et vos bienveillants compliments viennent du cœur. Je suis une humble adoratrice de de la déesse de la science et je me considère comme amplement payée de ma démarche, puisque j’ai pu m’asseoir au milieu d’hommes de votre mérite et de votre renommée.

Le Pandit Nyayaratna proposa alors une thèse sur l’Université, M. Tawney une autre sur l’Impératrice des Indes, et en quelques minutes Rama Bai composa sur l’une et l’autre thèse deux poëmes merveilleux dont les sanscritistes présents admirèrent l’éclat et la profondeur.

Lundi dernier Rama Bai rendit visite à l’honorable Maharaja <... continues on page 8-250 >


Editor's notes

  1. ↑ Le Médium Rama Bai de Maharatta by unknown author, Revue Spirite, v. 22, No. 6, June 1879. Translated in the source by C. Steiner.



Sources