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vol. title: Vol Four of The Theosophical Society of The Arya Samaj of Arya-wart vol. period: Sept 1878 – Sept 1879 pages in vol.: 350 | |
< La véritable Mme H. P. Blavatsky (continued from page 8-43) >
pas « passé plus de trente ans dans l’Inde. » C’est justement mon âge, — quoique fort respectable tel qu’il est, — il s’oppose violemment à cette chronologie de fantaisie. Je n’ai pas plus embrassé la « foi Bouddhique » soit « par conviction » ou par autre chose.
« Il est vrai que je regarde la philosophie de Gantama Bouddha, comme le système le plus sublime, le plus pur et surtout le plus logique entre tout autre. Mais ce système défiguré pendant des siècles par l’ambition et le fanatisme des prêtres est devenu une religion vulgaire ; les formes et le culte exoterique ou populaire découlés de ce système ressemblent trop à celui de l’église romaine qui en a fait le plagiat servilement pour que je puisse jamais m’y convertir. Ainsi que dans tout système pur et primitif introduit par les grands réformateurs religieux du monde ancien, ses rayons ont trop divergé de leur centre commun — les Vedas des Aryas ; et quoique entre toutes les croyances modernes l’Eglise Bouddhique soit l’unique qui encourage ses membres à questionner ses dogmes et à rechercher le fin mot de tout mystère qui y est enseigné — j’aime mieux m’en tenir à la source mère que de me fier à un des nombreux ruisseaux qui en découlent. « Ne croyez pas à ce que je vous dis, rien que pour la raison que c’est moi, votre Bouddha qui vous le dis — mais seulement lorsque votre raison ne s’oppose pas à la vérité de mon assertion » — a dit Gantama dans ses Sûtras ou aphorismes.
Or, et quoique j’admire de toute mon âme la philosophie si élevée de Siddhârta, ou Sakya-Mouni, je m’incline tout autant devant la grandeur morale et la forte logique du Kapila Indou, le grand Achâryâ, qui fut cependant l’ennemi le plus acharné du Bouddha. Tandis que ce dernier tenait les Védas comme autorité suprême — les Bouddhistes les ont rejetés après coup, lorsqu’il est pourtant prouvé que Gantama, dans sa réforme et protestation contre les abus des rusés Brahmans, s’est basé entièrement sur le sens ésotérique des grandes Ecritures primitives. Donc, si le reporter — auteur de l’article en question — eut dit simplement que j’appartenais à la religion qui a inspiré Bouddha, au lieu de me présenter au public comme une Bouddhiste tournant la Roue de la Loi — il n’eut dit que la vérité. On peut être Platonicien, sans être nécessairement païen ou idolâtre pour cela ; comme on peut rester chrétien sans appartenir à aucune des églises qui se battent depuis dix huit cent ans au nom de l’Homme-Dieu.
« Si nos frères d’outre-mer s’intéressent à savoir quelle est la religion, ou plutôt le système auquel nous, — les Théosophes (de la section intérieure) — adhérons, je suis chargée par le Conseil Administratif de la « Société Théosophique de l’Arya-Somaj des Indes » de vous le dire, — aussitôt que vous nous l’aurez demandé. Nous n’en faisons pas un secret. Seulement — ne nous appelez plus Bouddhistes, car vous commettriez une grave erreur.
« Pour en finir je vous assure que je n’ai pas dit la moitié des sottises que l’on m’attribue dans l’article en question. Je n’ai jamais assuré, par exemple, avoir fait moi-même l’opération délicate avec les moutons et chèvres du Thibet, pour la simple raison que je ne suis jamais allée dans les endroits montagneux et presque inaccessibles où l’on prétend que ce phénomène de léthargie forcée a lieu. Je n’ai répété que ce qui m’a été assuré, mais personnellement je crois à la possibilité de ce fait — sous certaines réserves cependant. Les possibilités du magnétisme animal sont infinies, et, je crois au Magnétisme — et vous aussi je pense. La dessus, donnons fraternellement la main à travers l’Atlantique, et — ne vous fiez pas trop dorénavant aux articles d’origine américaine. »
Nota. Nous acceptons avec empressement, l’exposition du système que les Théosophes préconisent, et nous insérerons ce que notre correspondant voudra bien nous donner ; nous aurons tout intérêt à le lire.

Elusion
A poet and a painter loved a maid |
Editor's notes
