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HPB-SB-4-129: Difference between revisions

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...
{{Style P-No indent|''rion'', et de bien d'autres, prouvent que les phénomènes spirites peuvent être
obtenus dans des conditions aussi rigoureuses que l'on veut; mais aussi,
que les forces inconnues qui jouent un rôle dans leur production ne sont
point soumises aux mêmes lois que celles qui agissent dans les productions
physiques ou chimiques, par exemple. Chaque ordre de choses comprend ses
propres lois, et il est nécessaire de les discerner tout d'abord.}}
 
Les ''Eddy'', comme on les appelle aux Etats-Unis, sont deux frères,
''William'' et ''Horatio'', appartenant à une modeste famille de paysans.
Leurs âges sont de 30 et de 33 ans. Leur mère était médium remarquable, et
tenait elle-même sa faculté de source héréditaire, — ce qui arrive souvent.
Leurs frères et sœurs, assez nombreux, mais que la mort leur a presque tous
successivement enlevés, étaient également médiums. Leur enfance s'écoule
rude, inculte et quasi sauvage. Leur père ne croyant point aux
manifestations, leur entourage, c'est-à-dire les habitants du petit hameau
de Chittenden, ayant l'esprit étroit d'une des plus intolérantes sectes
protestantes, leur rendirent la vie tellement dure, par leurs mauvais
traitements et leurs railleries, qu'ils en conservèrent une méfiance jointe
à une sauvagerie extérieure. Et ce caractère s'étant précisément exercé sur
le colonel Olcott, envoyé par l'administration du grand journal politique de
New York, le ''Daily Graphic'', pour observer les phénomènes dont on
commençait à parler, n'ajoute que plus de valeur à sa relation; il est
certain que pendant toute la durée de son séjour à Chittenden, c'est à peine
s'il réussit à se faire supporter par les Eddy, lesquels ne voyant en lui
qu'un inquisiteur, ne se prêtaient que difficilement à ses requêtes, et ne
sauraient, en quoi que ce soit, être soupçonnés d'avoir facilité sa tâche.
 
Voici dans quelles conditions les choses se passaient.
 
Les Eddy habitaient la maison paternelle, une sorte de cottage agrandi, dont
l'intérieur est minutieusement décrit dans l'ouvrage. Là se trouvaient
presque constamment des visiteurs, les uns de passage, les autres séjournant
un certain temps. M. Olcott demeure presque un mois. Tous étaient admis à
visiter la maison de fond en comble. Les pièces étaient généralement assez
nues; l'une d'entre elles, plus vaste, contenait des bancs en bois, et à
l'une ce ses extrémités, une estrade garnie d'une balustrade sur le devant,
et dans le fond, d'une cloison constituant le petit cabinet du médium.
C'était la salle des séances.


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