HPB-SB-11-215

From Teopedia


from Adyar archives of the International Theosophical Society
vol. 11, p. 215
vol. 11
page 215
 

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< Philosophie Spiritualiste (continued from page 11-214) >

vants positivistes à étudier un peu plus la substance composant la matière, sa formation, ses rapports entre les parties multiples qui la pondéralisent, et de ne pas mépriser l’étude des lois qui la régissent, ainsi que celles qui dirigent les points excitateurs de ses manifestations.

Je leur dit: si vous ne voulez pas m’accorder un coordonateur, une intelligence, une force première, vous ne pouvez nier les lois qui régissent l’univers?... Des lois, sans légiste, sont aussi incompré hensibles, qu’un Dieu individualisé dans une forme quelconque. Laissons-donc le prêtre le représenter comme il l’entend. Si l’on ne veut pas m’accorder une âme; un point excitateur de la composition matérielle de mon être, on ne peut me ravir l’idée de mon individualité, de mes pensées, de mes mouvements, et encore moins le besoin de rechercher d’où je viens, où je suis, où je vais.

Si vous me prophétisez que dans mes recherches je ne trouverai pas ce que je désire, je vous répondrai que ce que je désire m’est tout trouvé, j’ai une classe d’études dans laquelle je passe douze heures sur vingt-quatre; j’y étudie une création que vous attribuez à mon imagination! Création qui me suffit puisqu’elle me procure des sensationset des appréciations aussi lucides que résistantes; et aussi actives, que celles que vous dites exister seules.

C’est par cette double existence de douze heures sur vingt-quatre que se fortifie ma certitude qu’il existe autre chose que ce que vous admettez, et qui me fait espérer de pouvoir compléter mon instruction sur cette question quand vous m’aurez jeté insouciamment dans votre présumé néant!

Ce néant pour moi, n’est qu’un autre laboratoire dans lequel se réassemblent les atomes corpusculaires qui ont composé le corps matériel, pour en recomposer un autre, vu que la loi de la conservation des parties formant l’univers exige qu’elles existent éternellement.... S’il en était autrement, on ne saurait les placer, vous et moi n’admettant pas de néant, entendu comme étant le rien.

Mais je dirai qu’en accordant une immortalité à ces corpuscules, on leur accorde un savoir-faire quelconque, puisqu’on les appelle à recomposer un autre corps... ce savoir-faire de leur part n’est bien qu’un souvenir de ce qu’ils ont déjà fait et qu’ils refont une deuxième ou une dixième fois! Si chacun d’eux a cette propriété, pourquoi voudrait-on la refuser au premier atome corpusculaire, germe de lэEtre, qui ne peut être plus anéanti que les autres!...

On dira peut être que ces atomes corpusculaires, n’ont que le souvenir de savoir s’agréger, mais qu’ilsn’ont pas celui des corps qu’ils ont pu former dans leurs précédentes manifestations?... Je vous répondrai: Qui vous prouve que le point attractif, que le germe qui les a groupés autour de lui, n’a pas souvenir de ce travail, et ne le recommence pas comme avant, mais avec des atomes corpusculaires, qui sont comme lui changés d’état?

Les atomes colorants, et odorants chez les fleurs, se placent-ils sur les feuilles au lieu de se placer sur les pétales, et dans le sein de ces fleurs?... S’ils savent se placer ainsi, c’est qu’il existe une loi qui les y force; et pourles y forcer il faut qu’ils sachent le faire.

(à suivre) Aph. Cahagnet
F.T.S.

Sur la Theorie de la Transmission de Pensee

A Monsieur Auffinger, Je ne sais par suite de quelle erreur ou de quel accident, mon article imprimé page 269, du no 23, de votre journal est incomplet et ne se comprend pas suffi samment.

Mon intention était de vous prier de le compléter en rétablissant tout ce qui manque; (mais j’y avais renoncé, en pensant que ce sujet était épuisé et qu’on n’y reviendrait plus dans votre journal).

Car il y a deux choses absolumentcertaines:

La première, c’est qu’une somnambule lucide peut voir, lire, si vous voulez la pensée, l’idée du magnétiseur ou du consultant.

La seconde, c’est que le somnambule lucide peut voir, découvrir, révéler des faits, des choses absolument ignorées du magnétiseur, du consultant et des assistants.

C’est ce que vous savez très bien, vous qui en avez tous les jours des exemples sous les yeux, même dans votre propre famille.

C’est ce que vous-même et M. Clavairoz avez établi de la manière la plus claire, la plus incontestable, dans les articles de votre journal.

C’est ce que je fais depuis nombre d’années, — c’est ce qu’on savait avant moi;— enfin, c’est ce que n’ignore pas aujourd’hui, la plus grande partie de ceux qui s’occupent de magnétisme animal.

Mais dire, soutenir que la lucidité d’un somnambulene provient que de la transmission de pensée de son magnétiseur, c’est vouloir nous rejeter à plus de cinquante ans en arrière.

C’est nier la lumière qui s’est faite à ce sujet.

Pendant presque toute mon existence, je me suis occupé du magnétisme animal au point de vue scientifique; je l’ai toujours fait avec un désintéressement complet; car je n’ai jamais demandé ni reçu un centime, pour avoir soulagé les uns, guéri les autres, riches ou pauvres.

C’est pour moi un vrai bonheur, lorsque je vois une découverte réelle, sérieuse en magnétisme...hélas! elles sont rares... tandis que les autres sciences font des progrès énormes.

D’un autre côté, je me crois obligé d’indiquer et de chercher à détruire les erreurs qui peuvent se produire.

Tel est le but humanitaire et élevé que je poursuis, tel est celui de l’article du n° 23... et non pas la pensée mesquine d’une réclame qu’on me prête très gratuitement et faute de mieux, pour la vente de quelques exemplaires qui restent d’un ouvrage, dont le prix est de quinze décimes.

Recevez, etc.

M. de Fleurville

Paris, 24 juillet 1881.


Editor's notes

  1. Sur la Theorie de la Transmission de Pensee by M. de Fleurville, La Chaine Magnetique, Aout 15, 1881, pp. 23-4



Sources