HPB-SB-11-214

From Teopedia


from Adyar archives of the International Theosophical Society
vol. 11, p. 214
vol. 11
page 214
 

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< Philosophie Spiritualiste (continued from page 11-213) >

Nous ne voyons se former ni l’air, ni l’eau, ni le feu, ni la terre.

Nous ne voyons pas davantage se former les gaz, les vents, l’électricité, l’orage les météores, etc.

Nous ne saisissons que le fait de l’agrégation des constituants des trois règnes, et nous ne savons pas davantage quelles sont leurs forces attractives et répulsives. Nous ignorons qui produit les différents mouvements de notre terre, et ses rapports avec les planètes et les astres qui l’entourent...Les courants dans les mers, l’affinité de l’aimant avec le pôle nord, les courants et les transports en galvanoplastie.

Nous ne savons qui pense, parle, apprécie et juge en nous; et cependant nous croyons à ces choses, qui sont du domaine de notre existence, de nos relaions sociales.

Nous ne savons pas un mot de la nutrition.... de la circulation du sang... des fluides, et de toutes les substances qui forment l’édifice humain.

Tout en écrivant ces réflexions, je me demande qui conduit ma main pour déposer si promptement, — sans aucun apprêt à moi connu — sur cette feuille de papier ces dites réfléxions. Qui médite en moi? que suis-je enfin pour penser ce que je ne sais devoir penser? Où cette faculté s’exerce-t-elle, pour se manifester ainsi â mes sens, qui ne la connaissent et ne peuvent l’apprécier qu’en la voyant ainsi imagée?

Je suis tout aussi ignorant sur le mystérieux mécanisme de la parole qui transforme mes sensations et mes pensées en sons plus ou moins accentués; sons qui agitent, qui passionnent ceux qui les écoutent et les comprennent, les approuvent ou les récusent. — Voyez comme mon regard, les contractions de ma face, l’agitation générale de mon corps et de mes membres, m’aident à les exprimer.

Sont-ce mes os, mes nerfs, mon sang, mes viscères, mon coeur ou mon cerveau par exemple qui enfantent la parole?.. Mais par quel mécanisme; sur quel instrument déposent-ils leurs pensées pour quelles s’assemblent et forment les sons qui sont, oserons-nous le dire, des pensées elles-mêmes, puisqu’elles font alliance avec celles des personnes qui les écoutent et les apprécient?

Pourquoi être arrêté par l'idée de ne pas admettre une intelligence mère des intelligences; une force première créatrice des forces secondaires, parce que de fourbes spéculateurs sur cette question la dénaturentet en font tourner les résultats à leur profit?... L’exploiteur religieux a toujours existé et existera toujours. Tâchons d’éclairer les masses qu’ils abêtissent et gardons-nous d’annuler leur intelligence d’une autre manière, en laissant dans l’oubli la plus digne, la plus grande, la plus consolante des études: celle du point de départ de l’être, de ses facultés, de son savoir et de sa valeur.

Je vous abandonne le nom de Dieu, entendu comme le prêtre l’entend et l’explique; je vous abandonne de même ce professeur religieux qui traite de choses qu’il ne connait pas.

Mais aussi laissez-moi étudier, sans craindre vos sarcasmes, ce que vous refusez d’étudier vous-même, en vue des difficultés de cette étude!... ne m’assimilez pas à ces pauvres crédules qui ne savent que lire des livres prétendus religieux, qu’ils respectent sans en connaître le faux ni le but.

J’étudie les constituants de la création; c’est-à-dire que je crois à leur existence visible et invisible, par les raisons que j’ai fait connaître dans ce qui précède: je ne redoute pas les arguments sur cette question, je ne redoute que ceux dictés par une mauvaise foi, et j’engage tous les francs-penseurs, curieux de prendre place sur les bancs d’une bonne école cosmogonique, de suivre mon exemple en méditant sur les questionsqueje viens de poser .... J’engage également les sa <... continues on page 11-215 >