< Discours prononces sur la tombe de M. le baron du Potet (continued from page 11-185) >
fois, l’empreinte d’un sourire, signe certain que des amis de l’espace étaient venus le recevoir à son dernier soupir.
Devant cette tombe ouverte, la pensée de l’immortalité de l’âme surgit en nous, et nous ne pouvons nous empêcher d'opposer cette lumineuse et consolante réalité à la sombre et désolante apparence de la mort. Vous tous, ses amis et ses adeptes, qui êtes venus lui apporter le tribut de vos regrets et de votre souvenir, vous comprenez aussi que la mort ne détruit que l'enveloppe périssable, et que son âme reste individualisée et immortelle, car alors à quoi serviraient nos luttes et nos travaux pour répandre la vérité, si la récompense ne devait être qu’imaginaire et le progrès individuel qu’un leurre ! Si la matière enfantait l’intelligence, ce serait le moins qui produirait le plus, le néant qui donnerait l’être, ce que la raison ne saurait concevoir.
La raison nous dit donc que l’âme survit à la mort du corps; mais une expérience de plus de vingt années me confirme dans cette vérité, en me prouvant d’une manière incontestable, qu’on peut, dans certaines conditions, communiquer avec ceux que nous avons perdus. C’est par conséquent, avec la double autorité de la raison et de l’expérience, que je viens vous dire, à vous les pa rents et les amis de M. le baron du Potet. que celui dont nous confions à la terre la froide dépouille n’est pas perdu pour nous. La séparation n’est que momentanéeet nous le retrouveronsun jour. Le papillon est sorti de sa chrysalide et il continue dans sa nouvelle phase eette marche ascensionnelle qui, pour tout être, va de l’atome jusqu’à Dieu.
Honneur donc à M. le baron du Potet! qu’il emporte en ce jour nos regrets sincères, et qu’il soit assuré quêtant que nous vivrons, sa science ne périra pas, persuadés que nous sommes, qu’il inspirera et soutiendra spirituellement tous ceux qui serviront la noble cause du magnétisme et du spiritisme désormais inséparables.
Qu’il repose en paix, ce sage tant regretté! et s’il est vrai que chacun de nous a sa mission ici-bas, on peut dire que la sienne fut laborieusement et dignement remplie.
Nous ne pouvons douter qu’il ne reçoive bientôt la récompensede ses travaux. Dégagée de son enveloppe matérielle, quelle conserva pendant quatre-vingt-six ans, son âme plane maintenant au-dessus de nous, elle nous voit, nous entend, et peut-être même lit-elle dans nos coeurs les regrets que nous lui exprimons. Nous croyons aussi que les esprits de Mesmer, de de Puységur Deleuze, Auffinger père, Allan Kardec et bien d’autres qui l’on précédé dans la vie d’outre-tombe, sont venus le recevoir au seuil de sa nouvelle patrie, et qu'ils lui font en ce moment cortège.
Que cette pensée consolante que des amis désincarnés accourent vers nous au moment suprême, nous pénètre afin que nous puissions, à l'heure de notre départ d’ici bas, appeler ceux que nous avons aimés.
Au revoir, cher et vénéré Maître, hommage à ta mémoire, et gloire à ton illustre nom! Ton souvenir restera gravé profondé ment dans nos coeurs, ton exemple et tes vertus se perpétuerontd’âge en âge, et nous, qui ne pourrons jamais te remplacer, nous tâcherons de t’imiter. Peut-être un jour aurons-nous la joie de voir la statue que t’élèvera la postérité reconnaissante, symbole éclatant de ta gloire et ton immor talité.
Adieu et au revoir.
Au nom de la Société des étudiants Swedenborgiens, présidée par M. Cahagnet, —Frère, je te salue...
Je viens, frère en études, au nom de cette Société, te témoigner ses regrets de te voir quitter notre terre, sur laquelle tu as fait tant de bien aux hommes.
Ce bien, surtout, a été de les instruire gratuitement sur la faculté qu’ils possèdent tous, de pouvoir se soulager et se guérir de <... continues on page 11-187 >