HPB-SB-11-207

From Teopedia


from Adyar archives of the International Theosophical Society
vol. 11, p. 207
vol. 11
page 207
 

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< Discours Prononces sur la tombe de M. le baron du Potet (continued from page 11-206) >

aussi se connaître elle-même, la physique a étendu le domaine de ses connaissances, lachimie a scruté les combinaisons de la matière, la physiologie a cherché les lois du fonctionnement des organes, elle n’a pas trouvé la vie, mais elle a étudié les modalités de sa manifestation. Le magnétisme a été loin, car il touche à l’impérissable, et si jusqu’ici, la science constituée a gardé vis à vis de lui une réserve trop résistanteet a semblé le traiter en suspect, il est pourtant inévitable que la jonction se fasse un jour, car rien de ce qui est vrai ne peut rester isolé du reste des connaissances positives, et là où il y a vérité il ne peut y avoir en définitive, contradiction. Seulement, la recherche commune peut-être, pour se produire, plus active et plus féconde, procède souvent par antithèse qui finissent par se résoudre en synthèse. En ce qui concerne la physiologie et le magnétisme, l’heure est proche où cette synthèse doit aboutir, car déjà la science reconnue aborde sous un autre nom le même ordre de phénomènes.

Et ce sera le plus grand honneur des magnétistes, d’avoir, par leur courage et leur infatigable persévérance, imposé au monde scientifique l’étude de ces faits qui ont semblé d’abord trop merveilleux pour paraître sérieux, comme si la nature n’était pas une mère féconde pour les plus étonnantes découvertes. Oui, ce sera là l’honneur des magnétistes modernes, surtout si, comme le baron du Potet, ils ont appuyé l’autorité de toute une vie de travail sur la pureté d’un caractère admirable et sur la vénération universelle. Les hommes comme le baron du Potet, qui sont des chefs d’école, et qui ont entrepris la tâche de développer et de répandre dans le peuple de notre siècle démocratique ce qui, aux époques lointaines restait confiné dans les castes privilégiées,—les hommes qui se consacrent tout entier à une idée qu’ils adoptent comme leur enfant, sont obligés souvent de circonscrire leur action pour ne pas la compromettre; mais à cette heure où celui qui a tant fait pour sa cause vient de quitter la vie matérielle, il est permis de dire que, par de là la sphère de ses travaux les plus familiers, le baron du Potet avait entrevu déjà de nouveaux horizonset, qu’en entrant dans l’immortalité il n’est pas entré dans l’inconnu.

Il était en effet impossible à ce grand coeur de ne pas comprendre la solidarité de toutes les recherches les plus audacieuses; après avoir affirmé les rapports fluidiques qui relient les hommes et tendent à enserrer la terre dans le réseau de feu d’une vie commune, il lui était impossible de ne pas entrevoir le lien qui unit la vie planétaire à lavie universelle, et de ne pas deviner, au-delà de ce qui est visible à tous les yeux, l’action toujours grandissante de ce règne fluidique, de ces formes vivantes de la substance éthérée qui sont peut-être au quatrième état de la matière découvert par William Crookes, ce que la matière organisée est à la matière inorganique.

Ce qu’il avait entrevu, il le voit maintenant, et du haut de la lumière nouvelle qui l’inonde et lui fait une auréole si méritée, qu’il reçoive nos ardents hommages comme un des travailleurs les plus rayonnants et les plus fidèles qui aient servi la cause du progrès en allumant dans le travail une étincelle de divinité.

Salut et merci au baron du Potet.


Discours de M. Leymarie.

M, P. G. Leymarie, a improvisé ce qui suit; nous le reproduisons aussi fidèlement que possible :

Mesdames, Messieurs. Un orateur a affirmé que le baron du Potet entrait dans l’im

mortalité; je tiens à affirmer que, avant la mort de ce maître vénéré, cette immortalité existait. Pendant sa longue carrière, ce novateur a prouvé sa puissance; les hommes instruits, venus de tous les pays, qui ont suivi ses cours, écouté sa parole inspirée, convaincue, incisive, bien constaté la concordance des faits avec la théorie, aimaient cet Initié dont la vie est irréprochable.

Tous ces adeptes du mesmérisme portèrent le nom de du Potet, dans les deux Amériques, en Océanie, en Afrique, en Europe, <... continues on page 11-208 >