< Discours Prononces sur la tombe de M. le baron du Potet (continued from page 11-207) >
en Asie; on le vénère depuis Calcutta et Ceylan jusqu’aux confins du Thibet.
Il y a trois ans, la Société Théosophique de New-York envoyait Mme Hélène Blavatsky, son secrétaire, et le colonel Olcott, son président, dans l'Inde, pour étudier le sanscrit, la langue mère, et s’initier aux secrets de l’Occultisme des Brahmes et des Boudhistes; ces philosophes voulaient retrouver, dans la plus antique des civilisations, ce que l’homme est réellement quelles sont ses destinées.
Alliés aux savants, aux prêtres de toutes les castes sacerdotales, et convaincus, après avoir étudié les documents les plus rares des bibliothèques sacrées, que la vieille tradition qui fit la grandeur de l’Inde, se perdait, ils ont créé des cours techniques dans les principales villes, unis entre eux les chefs des religions qui dominent de Ceylan au Thibet, pour faire cette révolution, cette évolution morale: L’Affranchissement de 450 millions d’hommes, leur unité par l’amour les uns des autres, en dehors de toutes idées politiques et religieuses.
L’instruction, l’éducation, voici le moyen; les théosophes sont considères comme des sauveurs par ces peuples. Le Conseil général, composé de personnalités instruites, les plus considérables dans cette vaste agglomération humaine, prit cette décision, il y a deux ans: «Le baron du Potet étant un Initié qui connaît la loi, qui la met en évidence par l’art de magnétiser, par ses conceptions supérieures,a sa place parmi nous; il sera membre honoraire et supérieur de notre Société.»
Correspondant et membre de cette grande association, je reçus un parchemin que je transmis au baron; sa réponse au colonel Olcott, fut celle d’un esprit élevé, d’un vo yant.
Cette immortalité conquise de son vivant, par du Potet, est bien un fait; notre correspondance avec les personnes studieuses de tous les pays le prouve avec surabondance; partout on traduit ses oeuvres.
Que penseraient ces étrangers, s’ils étaient à même de voir si peu d’élèves réunis autour du cercueil du Maître? Décédé à Londres, Madrid, à Pétesbourg, à Calcutta, à New-York, à Rio-de-Janeiro, le corps du baron eût été suivi par une foule innombrable; nous croyons que la presse, si intelligente, n’a pas été mise à même d’annoncer la mort corporelle du grand professeur en magnétisme, du philosophe universellement connu qui, à Paris a des élèves par milliers.
Au nom de la Société théosophique et des 450 millions d’habitants qu’elle représente, qui croient en Dieu, à l’immortalité de l’âme, à la pluralité des existences, salut à l’Esprit éminent dont le corps va reposer ici, l’Esprit qui nous voit et qui nous entend.
Cher et vénéré baron, de Paris, vous avez rayonné vers tous les points de la terre, et cette vie que vous avez semée à tous les vents, qui a relevé, réchauffé tant d’âmes, nous reviendra de la circonférence au centre; Paris ne peut vous oublier, un jour ses habitants vous élèveront une statue.»
Je laisse à de plus autorisés le soin de rappeler les belles phases de ta vie. Permets à un de tes plus anciens élèves de s’adresser à toi avec la seule éloquence de son coeur.
Mais pour préluder à ce supprême hommage de sympathie, je veux citer un passage de ton introduction à la Thérapeutique magnétique qui se présente naturellement à mon souvenir.
«Le magnétisme, plus que toute autre découverte, agit sur tous, il évoque ce qu’il y a de nobles passions chez les êtres, il tire de leur assoupissement les facultés de l’âme.
Crois-moi si tu suis mes enseignements, ton coeur se dilatera et tu comprendras que tu as en toi quelque chose de la divinité.
Oui, c’est la loi absolue que la vie seule peut donner la vie.
Approche-toide l’être, mais sans orgueil sans vanité, car, ce que tu vas donner, tous les hommes le possèdent. Aie la simplicité des apôtres, ils touchaient les malades, comme leur maître; nul d’entre eux cepen-<... continues on page 11-209 >